samedi 17 juillet 2010

De la branlette et des sornettes.



Il y a 167 ans d’ici, Kierkegaard, écrivait dans « Ou bien.. ou bien » (« Enten-Eller »), « De même qu’un héritier ne possède pas avant sa majorité les trésors du monde entier, même s’il en est l’héritier, ainsi la personnalité la plus riche n’est rien avant de s’être choisie elle-même et la personnalité la plus pauvre qu’on puisse imaginer est tout dès l’instant où elle s’est choisie elle-même (...). Dès l’instant du choix, la personnalité reçoit l’accolade qui l’ennoblit pour l’éternité. Elle ne devient pas autre chose que ce qu’elle était mais elle devient elle-même. Par conséquent, même si quelqu’un choisit faux, le choix ayant été fait avec toute la sincérité de la personnalité, sa nature a été purifié ».

Et quand choisir devient une arme de destruction massive, c’est toujours le summum de la réalisation de soi ? Parce que même si la Shoah a eu lieu un siècle après les écrits de Kierk', à suivre sa pensée, quand Adolf Hitler décide d’exterminer 6 millions de Juifs, « il reçoit l’accolade qui l’ennoblit pour l’éternité ». C’est bof quand même. La passivité parfois, y’a pas à dire, ça fait moins de dégâts.

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